Affaire de l’ECAV | Il demande un rendez-vous. On lui colle une procédure disciplinaire.
Chapitre 5 | Protocole de dissuasion activé ✅
Vous vous souvenez du Chapitre 4 ?
La veille, tout a dérapé dans une salle de consultation.
Et quand le corps lâche, l’institution s’engouffre dans la faille.
Un mail honnête de FARJANI.
Un arrêt médical.
Une demande de rendez-vous.
Pour toute réponse ? L’ECAV enclenche la vitesse supérieure.
Pas d’explications.
Pas de correction.
Plus de « on peut vous les donner, les points ».
Mais une riposte institutionnelle.
Sa méthode ? Désespérée.
L’ECAV tente de tout verrouiller.
L’ECAV tente de fabriquer un dossier.
L’ECAV menace d’un dommage disciplinaire sérieux.
L’ECAV avoue elle-même créer une trace qui ne sera jamais supprimée du dossier.
L’ECAV réussit à instiller la peur.
L’ECAV active le protocole de représailles.
L’ECAV dévoile son vrai visage.
Bienvenue dans l’arrière-boutique de l’excellence.
Bienvenue dans le Chapitre 5.
Chapitre 5 – La contre-attaque disciplinaire
À l’aube, le réveil sonne.
Il n’a pas réussi à se lever. Pas ce jour-là.
Le 10 octobre, Mohanad FARJANI reste allongé dans le noir. La migraine, la nuque bloquée, le poids du corps trop lourd pour lui-même.
Il ne joue pas. Il n’invente rien. Il encaisse.
Dehors, à UniMail, la séance de correction collective commence. Il n’a pas pu s’y rendre.
La veille encore, il espérait comprendre. Résultat ? Rongé d’incompréhensions, de doutes. Entre deux serrages de l’étau qui lui écrasait le crâne, la pensée intrusive. L’échec n’était pas de sa faute. Une erreur de 0.60 point. Coefficient trois. Une ligne notée absente alors qu’elle est là, noir sur blanc. « On peut vous les donner, les points ».
Un tourbillon qui empêche de faire sens.
Alors non, il ne peut pas s’asseoir dans une salle bondée. À une chaise fixée dans laquelle il ne rentre pas. Il ne peut pas écouter la leçon neutre, désincarnée. Il le payait cher. Après tout ce que ça lui avait déjà coûté.
Il était seul, dans une pièce où les murs l’étouffaient. Allongé, sans force, sans voix.
Chaque pensée ramène à la même image. Le dixième, ces points, cette injustice.
Il n’en peut plus. Il parle à Baptiste GOLD [ndlr : 👋]. « Tu dois absolument voir un médecin ».
Il consulte. Un coup de plus s’abat. « Vous présentez tous les symptômes d’un état de burn-out ». L’arrêt est signé. Stress aigu. Épuisement. Et ses autres maladies déjà connues.
Il n’est plus en état.
Le soir, il prend son téléphone. Il écrit un message, presque solennel.
Adresse ? Carole LAGER, directrice de l’ECAV.
Il raconte la séance du 9. Le choc. Le contrecoup. L’impossibilité de venir le lendemain.
Il demande une entrevue. Pas un traitement de faveur – un rendez-vous. Il joint le certificat médical du jour. Et une procuration en faveur de Baptiste GOLD, son ami, son juriste, son relais.
« Vous comprenez qu’au vu des sacrifices, des efforts ainsi que des dégâts causés par une telle situation, ma santé s’est grandement fragilisée ». Certificat à l’appui.
Puis il signe. Et il envoie. 20 h 53.

Il attendra deux jours.
Ce qu’il recevra ne fut pas une réponse, mais un avertissement.
En réalité, une procédure disciplinaire.
Vendredi 13.
18 h 30.
Courriel de LAGER.
En pièce jointe ? Deux rapports d’incident.
Rédigés par Thomas LEUENBERGER et Brendan LE MARCHAND [ndlr : les assistants de l’ECAV présents lors de la séance fatale du 9 octobre], à la demande du Président JEANNERET.


La Directrice ne parle que d’incidents. Ne dit rien de frontal. Elle demande simplement à FARJANI de « se déterminer » sur les faits – et sur l’existence éventuelle d’un enregistrement, évoqué quelques jours plus tôt.
Les destinataires lisent. Puis relisent. Ils comprennent, abasourdis.
L’institution a engagé la suite.
Sans jamais oser la nommer.
Lundi 16, GOLD répond pour FARJANI.
Le week-end précédent, ils s’étaient vus pendant des heures. Ils ont parlé.
Mohanad a raconté, décortiqué, répété.
Toujours le même récit.
Toujours la même scène.
Il n’en dévie pas.
Pas une émotion de travers.
Tout est revécu et ressassé pour satisfaire l’inquisition.
Il a vidé son sac. Par moments, il s’emportait. Par d’autres, il se murait. Et, toujours, l’ombre de lui-même, épuisé, les traits tirés, la peau livide. Mais jamais il ne variait.
GOLD lui conseillait une seule chose : la vérité.
Rien d’autre.
Pas de stratégie.
Pas de mise en scène.
Pas de tentative d’attendrir.
Juste les faits, bruts. Selon sa perception, son vécu.
Juste ce qu’il a vu, entendu et dit.
Alors, ce lundi, le ton est posé. La plume droite. Il ne nie rien. Il explique. Les gestes, le tutoiement, la main sur l’épaule. Il ne s’en cache pas. Il ne les défend pas. Il les comprend maintenant pour ce qu’ils sont. Déplacés, inappropriés. Pas violents, mais mal venus.
Il tente de dire ce qui est. Une onde de choc, la douleur physique, la fatigue, l’impression d’injustice – tout ce qui s’est accumulé.
L’erreur sur sa copie.
L’incompréhension.
Le sentiment d’être nié, réduit, isolé.
L’accusation de mensonge, surtout. Devant ses pairs. Devant ceux censés juger équitablement.
Il ne demande pas qu’on excuse. Seulement que l’on comprenne. Si LEUENBERGER ne souhaite pas de rendez-vous, il n’insistera pas.
Quant à l’enregistrement ? Oui, il existe. Mais pas celui qu’on croit. Pas un piège, pas une manœuvre.
Juste une confusion, dans le tumulte de cette soirée du 9 octobre. Il avait évoqué devant les assistants l’entretien Zoom du 27 juillet avec LEUENBERGER.
Ses craintes avaient été nourries par les mots de Maître Romain BAUME, lors de la séance de correction collective de la première session de juin, qui s’était tenue au mois de juillet.
C’est là que le mot « enregistrement » a surgi. Dans le feu de l’argumentation, il a fait référence à une séance enregistrée, non par lui, mais par d’autres étudiants, et partagée ensuite via le groupe WhatsApp dédié à l’ECAV.
Pas de complot. Pas de micro caché. Pas de preuve brandie sous la menace. Juste un fait, cette bande sonore qu’il avait pu consulter, comme tout le monde.
La vérité, crue. La seule arme qu’il lui reste.

Le lendemain, mardi 17 octobre, un dernier courriel.
20 h 39.
Expéditif.
LAGER accuse réception. Elle a lu les déterminations, transmis les excuses de FARJANI aux assistants.
Pas de procédure.
Pas de sanction.
Mais une trace.
Une ligne d’autorité dans un dossier administratif.
Celui auquel les commissions de surveillance des avocats ont accès. Une balise que l’étudiant traînera jusque dans les recours et jusque devant le Tribunal fédéral.
En réalité, rien n’est clos.
L’e-mail disait ce qu’il aurait préféré nier. FARJANI avait encore le droit de poser ses questions. Une séance exceptionnelle. Et on la lui a accordée – façon ECAV.
Pas un dialogue. Une mise en scène. Un panel.
Tous les assistants. En rang. Alignés comme des guichets.
Et, en arrière-plan, la silhouette Directoriale surplombait. Autorité suspendue, prête à censurer. Un drone en vol stationnaire.
Rien ne devait déborder. Rien ne devait être dit.
L’institution face à l’individu.
La cuirasse contre le questionnement. Le réflexe de protection, exécuté. On ne laisse pas un justiciable interroger seul. On cadre. On encercle.
Mais on donne quand même l’injonction au malade de « s’enquérir du contenu de la séance de correction auprès d’autres étudiants qui y ont assisté ». Seulement alors, il pourra « poser aux assistants des questions précises en lien avec la correction de ses copies ».
Rendez-vous le 19 octobre, à 10 h 15, salle M4220, à UniMail.
Le jeudi venu, FARJANI entre — par procuration.
Éreinté, encore sous certificat médical, rendez-vous avec le chômage, il ne put qu’envoyer son ami GOLD. Il l’avait chargé de poser ses questions. Concrètes.
Il n’attendait pas un geste. Il voulait des réponses. Des faits.
Mais ce que GOLD rencontra, c’était une chorégraphie. Un bal institutionnel où chacun parlait à son tour, sans jamais rien dire. Des formules prudentes. Des regards qui se cherchent, des souvenirs qui se voilent.
La vérité n’était plus une donnée – c’était un risque à éviter.
Une gestion de cas, aussi polie que stérile.
FARJANI n’est pas là, mais son absence pèse autant qu’elle soulage.
GOLD s’installe. Face à lui ? Plusieurs tables alignées, les assistant dos au tableau, un ordinateur posé devant eux.
Vinrent les questions sur la correction de procédure pénale. « Quid des quatre bases légales marquées absentes ? ». La responsable, Karin JORDAN, tente de répondre. Son écran est tourné – le dos bien visible pour GOLD, rendant tout regard furtif impossible. Personne ne doit jamais poser les yeux sur les Grilles de correction.
Debout, derrière l’assistante, LAGER se penche par‑dessus son épaule, les yeux fixés sur l’écran, impassible. La tension n’est même pas cachée.
Tous sont là.
Alignés comme une garde.
Suspendus aux paroles de leur collègue.
Voilà pour le dispositif.
Tout a été pris en compte. Plus d’erreur. La preuve ? Une marque au crayon gris, à peine visible, sur les copies, à côté des bases légales concernées.
GOLD demande la grille de correction, le barème. L’assistante lui refuse, embarrassée.
La Directrice coupe court.
Non c’est non. On ne fournira pas la grille. Un point c’est tout !
Les excuses changent. « On peut vous les donner, les points » se métamorphose en « tout a été comptabilisé ». On ne montre rien. Le pont-levis se lève. Au revoir.
Pour FARJANI, c’est un signal. Droit reconnu, mais conditionné. Une entrevue, accordée. Mais une mise en scène, verrouillée.
La vérité ne sera pas livrée. Alors rien, effectivement, n’était clos. Mais tout semblait déjà scellé.
Et rien ne bougera.
Ni l’ECAV.
Ni la Faculté.
Ni le Rectorat.
Ni l’Ordre.
Ni la justice.
Ni le gouvernement.
Ni le parlement.
Tous verront. Tous comprendront.
Et tous détourneront le regard.
Ce qui devait être une opposition deviendra piège.
Un couloir sans issue.
Un engrenage kafkaïen.
Tout ne faisait que commencer.
⚠️ AVIS DE POURSUITE ⚠️
Ce qui précède n’est pas une gestion d’incident. C’est un réflexe de protection.
L’activation du protocole dès qu’un étudiant ose contester la Grande École.
L’ECAV ne répond pas à l’erreur.
L’ECAV fabrique une menace.
L’ECAV n’en était qu’à l’échauffement...
À SUIVRE :
✒️ CHAPITRE 6 : « L’ULTIMATUM DE NOËL »
Dernier jour du délai.
FARJANI s’oppose à l’élimination.
Quelques pages. Quelques pièces.
La naïveté de croire qu’à défaut de gagner, il sera au moins entendu.
Alors, l’ECAV dégaine sa combinaison favorite :
le calendrier et la suffisance de son autorité.
Vendredi 22 décembre, trois jours avant Noël... Ultimatum.
“Vous avez jusqu’au 5 janvier”.
Depuis 3 ans, mes enquêtes et mes actions sont bénévoles.
Je n’ai pas d’autre revenu.
❤️🔥 Si FAR GENF compte pour vous et que vous le pouvez, un petit quelque chose m’aide concrètement à continuer ❤️🔥









